sur une colline d'argent...

10 mai 2012

la vie toute simple.

[La vie quotidienne aux Philippines autour de quelques photos prises tout au long de la mission]

Les philippins sont très nombreux et regroupés dans des agglomération grouillantes de vie. On trouve des habitations partout. Sur le bord de la route, sous un pont, entre deux bâtiments abandonnés... C'est un joyeux bazar, et à force de se promener dans des dédales de ruelles, on ne s'étonne plus de rien. Ni des enfants qui jouent sur les toits. Ni des chiens errants. Ni des coqs attachés aux maisonnettes (et que l'on prépare aux combats). Ni des femmes qui font la cuisine et la lessive dehors, accroupies près d'une bassine.

Du coup on a un système de transports compliqué et épique. 

DSCF1480 Un magnifique jeep rose dans notre quartier!

Il y a les jeepneys. inspirés des jeeps américains, les philippins ont construit des modèles plus longs où l'on s'entasse sur les banquettes. Chaque jeep a sa trajectoire dont les points principaux sont peint sur le véhicule. Il suffit de lever le bras pour l'arrêter, monter et se faufiler par l'arrière. Un fois à l'intérieur, on peut l'arrêter quand on veut en tappant avec une pièce sur une barre de métal. Ca résonne comme la tuyauterie et le chauffeur s'arrête. Pour payer on fait passer l'argent par ses voisins jusqu'au conducteur. Le prix d'un traget à Cebu est de 8 pesos (55pesos=1euro)

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A l'intérieur du jeep, un philippin péroxydé, avec une superbe manucure rose flash. Oui, ici, les hommes aussi se mettent du vernis à ongles!

 

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Il y a aussi les tricycle (à prononcer traïssikeul!). C'est tout simplement une moto avec une sorte de side car. On peut monter à 7 personne. 4 personne dans le side car et 3 sur la moto. Ca saute beaucoup sur les  petites routes en mauvais état, ca tousse et ça crache à la moindre côte... Mais ça avance. Le prix dépend de la course et on les arrête aussi quand on veut!

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Enfin le transport personalisé par excellence: les "habal habal". Ce sont tout simplement des philippins qui ont une moto et qui prennent un ou deux passager (ou même plus, on voit parfois des familles entières sur des motos!) pour un trajet. C'est super pratique mais en même temps plutôt dangereux!

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 {suite au prochain épisode...}

 

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14 avril 2012

Trainings

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de gauche à droite: Joel, Carlou (Céline derrière lui), Jenelyn et Mac Mac.

Chaque semaine, les jeunes qui viennent au centre ont des "trainings". Anglais, Business, Guidance, computer training...

Ce n'est pas facile d'organiser les trainings, car malheureusement les jeunes ne viennent pas forcément très régulièrement. Pour les trainings d'angais, les nieveaux sont très très différents. certains ne comprennent pas grand chose, tandis que d'autres sont vraiment bons. Et le plus important, ce sont des jeunes out of school, donc leur temps de concentration est très réduit. Certains n'ont pas été contraints à rester assis sur une chaise depuis plus de quatre ans!

Pourtant, lorsqu'on leur demande ce qu'ils ont aimé pendant la semaine, c'est souvent ces trainings qu'ils citent. Ils sont curieux, et aiment cette ouverture que leur apportent un enseignement pas vraiment traditionnel. La pédagogie de LP4Y veut que ce soit eux qui expérimentent par eux même avant qu'on leur donne des réponses. Et c'est passionnant de les voir tatonner, essayer, trouver un angle d'approche.

 

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08 avril 2012

à mi-chemin...

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J'ai pensé à écrire un billet sur ce moment au milieu de la mission où on peut regarder derrière ce qui a été accompli, et devant, ce qui reste à faire. Le temps que je me motive à écrire, il me reste aujourd'hui huit semaines aux Philippines.

Et inutile de vous dire que le temmps passe à une vitesse incroyable. Il y a toujours quelque chose à faire, les journées et le week-ends sont bien remplis! 

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Quelques remarques sur la culture philippine que je cottoie depuis janvier. 

  • Petite remarque inutile: les philippins comptent sur leurs doigts en commmencant par l'annulaire, puis l'auriculaire... destabilisant, mais on s'y fait.
  • Le philippins sont très serviables, ils veulent toujours aider (surtout si on est blanc). Le problème c'est qu'ils ne savent pas toujours comment faire, parfois les chauffeur de taxi acceptent une course même s'ils n'ont aucune idée de la destination. Mais on se sent bien dans ce pays où les locaux sont si gentils et accueillants.
  • Je ne sais pas si c'est dû à l'anglais qui n'est pas la langue maternelle, bien qu'elle soit utilisée quotidiennement dans le milieu professionnel. Toujours est il qu'il y a souvent des incompréhensions entre les individus, il n'est pas rare qu'un philippin demande trois fois la même chose, juste pour être sur!
  • On est, commme dans beaucoup de pays défavorisés, dans une culture du bruit. Comme si le calme était un luxe pour les gens privilégiés, ceux qui peuvent fermer leurs fenêtres, parce qu'ils ont l'air conditionné! Dans la rue, les voitures et les motos, qui n'ont jamais eu le moidre contrôle technique pétaradent et crachent. Les vendeurs ambulants appellent à partir de 5h30 le matin. Les voisins mettent de la musique et chantent en faisant profiter tout le quartier. Ajoutez à cela les coqs, qui sont attachés aux pilliers électriques et que l'on prépare aux combats (les combats de coq sont très prisés, ici!). Et voilà vous avez une idée du niveau sonore! Les boules quies sont d'une grande aide les premières semaine, puis, on s'habitue. On s'habitue à beaucoup de choses!
  • Les philippins sont très famille. C'est culturel, mais je crois que le fait qu'ils aient une vie pas vraiment facile fait qu'ils ont besoin de ce refuge familial. De cet entourage bienveillant qui sera là quoi qu'il arrive. De ce cocon, et de l'assurance qu'il peut procurer. C'est leur socle mais, parfois c'est aussi la source d'instabilités.  Emotionnellement parlant, certains jeunes vont mieux lorsqu'ils sont éloignés de leur familles. C'est le cas de Romie (un garçon du centre), qui va très bien lorsqu'il est au centre, et qu'il reste au foyer pour dormir, mais reviens particulièrement vulnérable après un week-end passé chez lui. Parfois il ne revient pas, ou plus tard dans la semaine. Je ne sais pas ce qui se passe chez lui, mais sa situation n'est pas isolée, et il arrive que la source des problèmes soit dans les histoires familiales.
  •  Les phlippins n'aiment pas trop marcher, ils utilisent les transports (qui sont nombreux et peu chers) pour des trajets même très courts. C'est sûrement lié à la chaleur!
  • Les philippins mangent du riz à tous les repas. C'est le plat principal, auquel ils allient parfois de la viande, du poisson séché, des légumes. Ici, au MacDo, on propose du riz, à la place des frites!
  • C'est un peuple ultra accueillant, et lorsqu'on les croise et qu'ils sont en train de manger, ils proposent forcément de partager leur repas. Si on passe chezune voisine à l'heure du repas, elle proposera de partager sa maigre ration de riz, c'est très important dans leur culture!
  • Fait particulièrement important, les Philippines, c'est le pays de la tong!!! tout le monde porte des tongs, les chauffeurs, de jeepeney, les vendeurs, les jeunes, même les enfants de un ou deux ans! Ils les portent en ville, mais aussi dans les chemins les plus escarpés!
  • Les enfants adorent les photos et ils prennent des poses vraiment drôles en faisant des sortes de signes avec leur mains! 

Je m'arrête là, mais je pourrai continuer pendant des heures! 

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25 mars 2012

L'instant présent.

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"Remember then that there is only one important time, and that time is now. The most important one is always the one you are with. And the most important thing is to do good for the one who is standing at your side. For these, my dear boy, are the answer to what is most important in this world. This is why we are here."

John J Muth

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Il y a une chose que je saisis dans la culture des gens que je cotôye au quotidien, et qui me rappelle la culture hondurienne. C'est cette manière d'être en relation dans l'instant présent, cette disponibilité pour tisser quelques liens.

Parce qu'il n'ont pas forcément quinze trucs à faire à la fois, ni un rendez-vous auquel ils doivent filer, parce que la relation se tisse maintenant, et de manière informelle, ou tout simplement parce que les lendemains sont faits d'incertitudes. 

Les voisins qui me voient souvent me presser, lorsque je sors le soir et que tout est calme, dans leur cabanes le long de la route, me le font souvent remarquer.

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Pour eux c'est la fin de la journée, et à partir de 19h beaucoup commencent à aller se coucher. Pour nos c'est le début de la soirée, le moment où l'on peut quitter le centre, aller boire un pot avec des amis, se retrouver autour d'un dîner... 

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Entre français, se donne RDV, on prévoit, on sort. Par rapportaux philippins, on est beaucoup moins dans la spontanéité de la relation avec les voisins, le quartier...etc.

On n'est ni mieux, ni moins bien, mais ce qui est sur c'est qu'on est vraiment différents, et cette différence peut parfois être un obstacle à la relation. Tout simplement parcequ'il faut appréhender l'autre avec une certaine connaissance de sa culture. Essayer de comprendre sa manière de vivre l'instant présent...

 

 

 

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19 mars 2012

Envol.

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Finalement, ils ne sont pas si différents d'autres jeunes de leur âge à travers le monde. Mais le fait d'être "out of school" est un énorme handicap. Dans le pays de la débrouille, pour avoir un job plus ou moins stable, il faut avoir fini ses études, savoir bien parler anglais, bien se présenter, ...etc. Bref, pour nos jeunes, c'est pas gagné!

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Je me demande s'ils vont s'en sortir, s'ils vont réussir à réaliser leur projet de vie et sortir de la spirale infernale de la pauvreté dans laquelle se trouvent leurs parents, leurs cousins, leurs amis... Ne vont-ils pas être découragés par les obstacles qu'ils vont rencontrer? 

La plupart n'ont pas des parents qui peuvent les aider sur ce  chemin là, leur donner ou redonner confiance en eux, les pousser vers l'envol...

(crédit photos Magali Hernandez)

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12 mars 2012

Youngsters

La vie au centre est marquée par le quotidien des jeunes. 

DSCF1121(Les jeunes du LPC)

La semaine dernière une jeune fille du centre, Mae qui ne venait plus très régulièrement, s'est fait arrêtée par la police pour vol. Depuis un mois, on ne l'a vue que très sporadiquement. On se doutait qu'elle fréquentait un gang, mais dans ce genre de situation on ne sait jamais rien. Elle n'a pas de famille à Cebu, s'est fait récemment renvoyée du foyer de Saint Jean où elle était accueillie, et depuis, on ne sait plus ou elle dort, ni ce qu'elle fait de ses journées. Laure-Helene a reçu vendredi dernier un texto d'une ancienne jeune du centre l'informant que Mae s'était fait prendre. En se renseignant auprès d'une assistante sociale, on a appris que dans ces cas là, la personne reste 48h en gardeà vue, et peut sortir si elle est capable de payer une amende dont le montant est égal à 10 fois l'objet volé. Si l'amende n'est pas payé, l'individu est mis en prison et doit attendre entre deux et trois ans pour bénéficier d'un avocat "commis d'office" (Il en manque apparemment). Bref quelqu'un qui n'a pas une famille ou un gang pour le/la soutenir, paye cher en cas de vol!

Lundi LH a été au poste de police, mais Mae était partie, apparemment elle a un gang derrière elle qui a accepté de payer!

{edit : je viens de recevoir à l'instant des nouvelles de Mae, elle demande à revenir au centre. Il n'y a evidemment pas de problème, il n'y a plus qu'à voir si elle viendra vraiment!}

_DSF4779(seule photo de Marc que j'ai trouvé, prise par Mélanie)

Mark, lui, a la chance d'avoir sa famille. Mais il ont eu des problèmes la semaine dernière et les jeunes sont très impliqués dans ces problèmes. Son père, n'a pas de travail, il vend donc des cigarettes dans la rue pour gagner un peu d'argent. Le père avait un ami avec lequelil s'estlançé dans un business obscur. Mark l'a appris deux moi plus tard, lorsqu'un homme s'est présenté chez eux et leur a dit que leur père devait 10.000 pesos. Il était en fait impliqué dans un petit traffic de drogue. Face à ce genre d'ultimatum, soit on paye, soit la persone en question reçoit une balle dans la tête. Evidemment Mark est arrivé au centre en demandant de récupérer toutes ses économies (qui sont destinées normalement à son life project: faire des études, ou un formetion ou encore commencer son propre business)

En y réfléchissant, il a dit que ce n'était pas juste d'utiliser l'argent envoyé par des européens (dans le but de l'aider pour son avenir), pour rembourser une dette de drogue dealer. Il a donc été convenu qu'il fasse des heures sup' pour pouvoir aider sa famille à rembourser. Mais ça dure depuis plusieurs semaines, et il y a toujours quelque chose à payer (surement les prêteurs sur gages chez lesquels ils avaient déposé portables et autres objets de valeur). Il est très courageux et il reste tous les soirs de 17h à 19h, et vient même le samedi pour travailler. Mais on sent que c'est pas facile pour lui. Et soutenir sa famille, même si c'est un évidence, c'est aussi un combat de tous les jours.

C'est toujours difficile de savoir à quel point exactement en est la famille d'un jeune. Est-ce vraiment une situation d'extrême urgence? Ou le jeune a-t-il été envoyé par sa famille, parce que l'assoc' tenue par des gentils Européens a toujours plein d'argent à donner et c'est la situation la plus facile?

Bref pas de conclusion, si ce n'est que c'est un travail de tous les jours que de les accompagner de notre mieux, et de discerner entre ce que nous pouvons faire, et le reste... 

 

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07 mars 2012

Familles.

 

"si votre vie quotidien vous semble pauvre, ne l'accusez pas; ne vous en prenez qu'à vous-même; admettez que vous n'êtes pas assez poète pour faire surgir sa richesse; car pour le créateur, il n'est point de pauvreté, point de lieu pauvre et banal." Rainer Maria Rilke

 

{Pas facile tous les jours...}

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Lors d'une viste de la famille d'un des jeunes qui vient au centre, j'ai rencontré cette jeune maman usée par une vie fatiguante qui est la sienne. Ils habitent sur une des montagnes qui entourent la ville de Cebu, et il faut grimper pendant environ 45 minutes depuis la route pour y accéder.

La vie pour eux estdes plus simple, pas d'eau courante, cuisine au feu de bois... Mais j'ai été très bien accueillie, et même si les échanges sont assez limités du fait de la barrière de la langue. Les philippins qui n'ont pas ou peu été à l'école ne parlent pas vraiment anglais.

_DSF4896 (photo de Mélanie Rey)

Une autre visite de famille, avec interview filmée du jeune.

_DSF4853 (Photo de Mélanie Rey)

Mélanie et Magali sont deux photographes volontaires pour LP4Y, qui sont aux Philippines pour 6 mois afin de réaliser des films, et reportages photos sur les jeunes et les centres LP4Y. Elles ont passé la semaine dernière à Cebu.

Posté par miss_lizb à 19:43 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
24 février 2012

Blessing de la maison

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Qui dit nouvellle maison, dit aussi "blessing" de la nouvelle maison. Dans un pays très catholique, très pratiquant, c'est un étape indispensable! Les jeunes qui devraient venir dormir sur place, il y a un espace pour les garçons, ainsi qu'un espace pour les filles prévu à cet effet, avaient peur de venir avant le "blessing". En effet ils croient aux fantômes, et c'est seulement à partir du blessing qu'ils acceptent de rester dormir sur place. C'est parfois difficil de de comprendre certaines de leur croyances qui ne sont pas très rationelles! 

Dans un centre d'une autre association, où les jeunes dorment sur place, une des filles a "vu un fantôme sans tête" un soir. Elle était terrifiée , et a fait peur à tous ses camarades. La responsable a du appeler un prêtre qui est venu pour prier avec eux! Comment comprendre ce mélange de croyances et cette qu'ils croient y apporter par la prière? La volontaire (responsable du centre) en question racontait que le prêtre avait une prière qui correspondait exactement à la situation, un peu comme un sorcier qui sort son livre de sorcellerie pour y trouver la bonne potion!

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Bref le blessing s'est déroulé au centre dimanche. Le rendez-vous était à 15 heures pour une messe, suivie de la bénédiction en question, puis d'une "merienda" (une sorte de petit buffet). deux mamansdes jeunes étaient chargées de cuisiner avant la messe. Le dimanche matin, à 6h30 (pour nous c'était le milieu de la nuit parce qu'on était sorties jusqu'à 2h la veille!), on entend sonner. On laisse un peu passer en espèrant que la personne qui sonne va se lasser. Ce qui n'est pas le cas, ils ont sonné jusqu'à ce que je me décide à m'habiller, à descendre et à ouvrir! C'était Mark et sa mère qui venaient pour commencer à cuisiner! Et la maman de Mark a en effet cuisiné jusqu'à 15h. Il y avait de quoi nourrir un régiment, ce qui n'est pas plus mal, parce que les invités se sont littéralement jetés sur la merienda! 

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Le blessing s'est très bien passé, les jeunes avaient invité leurs familles, leurs amis, et pour Jude, sa copine et son fils.

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les jeunes

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Jude avec sa copine et leur fils

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Et beaucoup d'autres très jeunes générations... 

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(je parlerai surement une autre fois des lacunes de l'éducation sexuelle aux Philippines! VASTE SUJET...)

Et enfin nous avions invité quelques autres volontaires français, les voisins, et le président de l'association aux Philippines ainsi que son frère qui était de passage aux Philippines et qui s'occupe de la récolte de fonds à New-York.

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C'était une belle journée, et les jeunes étaient vraiment fiers de présenter à leurs familles le centre où ils viennent travailler tous les jours...

 

 

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17 février 2012

les bougies...

A l'origine de sa création, le centre (LPC, pour Life Project Center) a été créé pour accueillir les jeunes qui vivaient dans le cimetière de Careta. 

C'est un phénomène assez courant dans ce pays, où les bidonvilles viennent s'installer dans les moindres espaces. De nombreuse familles habitaient donc dans ce cimetière ou à proximité, et parmi elles, certaines vivaient de la vente de bougies. En récupérant des restes de cire sur les tombes, et en la faisant refondre. Il y a toujours quelques familles qui vivent de cela, mais tous les habitants du cimetière on été expulsés par la ville l'année passée.

Aujourd'hui les jeunes qui viennent au centre habitent dans des quartiers variés. Ils viennent par le biais d'autres organisation, ou par le bouche à oreille. 

Lying Bamboo Candle (2)

Nous produisons donc des bougies. Et un des projets de l'association est de procurer une formation proche de celui d'une "business school".

La production doit être organisée de façon à ceque le centre soit viable trois ans après sa création (soit payer les "allowance" (pécule) des jeunes, la location de la maison, le materiel de production..etc). On a eu un séminaire à Manille pour tous les volontaires de l'association, et le responsable a mis la pression!

bamboo CANDLES(le catalogue, de l'année passée!)

C'est une excellente idée de former les jeunes à une réflexion sur la production, la manière de l'optimiser, de trouver des débouchés, de créer un bel objet etc... Si un jour ils veulent créer leur propre business, ils auront de nombreuses clés en main pour cela.

Les principales bougies créées au centre sont des "bougies-bambous", c'est à dire que la cire est coulée dans des bambous coupés. IL y a donc un travail du bois qui fait partie de la création. Et ce sont (en toute objectivité!) de très belles bougies!!. 

Dans la répartition des rôles entre moi et LH (coordinatricedu centre), il a été décidé que je m'occupe plus en particulier de la création de bougies. C'est très intéressant de les accompagner dans les processus de création. Ils m'apprennent beaucoup, mais manquent de rigueur, par exemple pour s'efforcer de créer des couleurs de bougies qui soient appréciées par la clientèe visée.

 

       Petite anecdote:

Un jour où ils étaient en train de produire des bougies, je les vois couler une cire JAUNE FLUO, dans leurs moules.

Je leur fais remarquer (peut être avec un léger manque de tact) que ce n'est pas une des plus jolies couleurs et que je ne sais pas si cela plaira aux clients.

Et ils m'ont répondu du tac au tac, que les européens aimaient les "dark" ou "deep" couleurs parce qu'ils étaient tristes, mais que les philippins aimaient le jaune fluo parce qu'ils étaient joyeux!!! [bon finalement personne n'a acheté les bougies jaunes fluo!!!]

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10 février 2012

Quand la terre a tremblé... (les enfants)

"Quand la terre a tremblé, dans les larmes et le sang,

La première fleur qui vient au monde,

Sur le chagrin, sur les décombres, 

C'est le rire des enfants, le rire des enfants." (Mannick)

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Dans la rue, pendant l'alerte au Tsunami, ils sont là, partout. Ils grimpent sur un camion, probablement abandonné dans la précipitation et il me disent "hello". Pour la nous la peur est palpable, elle se lit sur tous les visages, mais lorsque je leur demande s'ils ont peur ils me répondent:  "No I'm strong". (en me montrant leurs muscles)

Ca a parfois l'air d'être tellement simple d'être un enfant!

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